Apprendre de « la façon canadienne» de faire l’énergie éolienne

Apprendre de « la façon canadienne» de faire l’énergie éolienne

par Lance Marram, PDG Amérique du Nord, Senvion

Je suis impatient d’assister à la conférence et à l’exposition annuelles de CanWEA à Montréal cette année et, en attendant, je réfléchis à la résilience et à l’importance du marché canadien dans l’industrie éolienne mondiale. Depuis que j’ai assumé mon nouveau rôle de PDG nord-américain pour Senvion, il y a juste deux mois et demi, j’ai passé beaucoup de temps à rencontrer des intervenants canadiens importants à Montréal, Toronto et Edmonton.

Le Canada demeure un marché stratégique pour ma compagnie : Senvion a des contrats de service pour 90 % de notre portfolio canadien. Avec 1,4 gigawatts, les éoliennes de Senvion représentent plus de 10 % de la capacité éolienne installée au pays.

Au Canada, le besoin d’éoliennes de taille plus importante augmente, tout comme l’exigence d’être aussi rentable que possible. Pendant ce temps, nous devons rester soucieux et respectueux des communautés canadiennes et nous devons utiliser notre meilleure technologie en conséquence. Les grandes éoliennes à faible bruit constituent une proposition précieuse tant pour les leaders de l’industrie que pour le grand public. Elle est un atout dans la communication avec les leaders d’opinion et le public en général, qui s’inquiètent des répercussions de l’énergie éolienne sur leurs communautés.

 

En tant qu’Américain, je me sens bien placé pour complémenter la façon de faire canadienne : la lutte aux changements climatiques est devenue un impératif national partagé. Par conséquent, l’engagement envers les énergies renouvelables ne cesse de croître. Le Canada a choisi de saisir l’initiative et d’être proactif en accroissant ses capacités éoliennes pour un avenir durable. Il est peu surprenant que la 46e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a eu lieu à Montréal la semaine dernière.

Cependant, si nous voulons lutter efficacement contre les changements climatiques, il reste encore beaucoup à faire. Nous devons lutter contre l’inertie du marché, les idées fausses et la pensée à court terme. Comme vous le savez, tout le monde ne s’accorde pas pour dire que l’énergie éolienne est la voie à suivre, et notre secteur a définitivement de la concurrence. Il est donc d’autant plus important que notre industrie soit ambitieuse, qu’elle facilite l’innovation et qu’elle parle d’une seule voix.

Je ne prétends pas avoir toutes les réponses à propos du secteur de l’énergie éolienne au Canada, mais j’ai travaillé dans notre industrie partout dans le monde : dans l’ensemble des Amériques, en Europe et dans de nouveaux marchés comme le Moyen-Orient ou l’Afrique. Je suis impatient d’utiliser mon expérience pour faire en sorte que l’industrie au Canada franchit au niveau suivant.

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